Tarik Hamouche

Un article de Nature et Culture en Hautes-Terres.

Tarik Hamouche, parfois transcrit Tarek Hammouche (né le 25 février 1978 - décédé le 30 août 2004 à Tipasa) fut un musicien et un animateur de radio algérien.

Cet amoureux et passionné de musique arabo-andalouse était un digne représentant de la culture musicale algérienne. Il était notamment le producteur d'une émission radiofusée intitulée «El Andaloussiate», qui avait pour vocation la transmission du Patrimoine musical du Maghreb. Cette dernière était suivie par de très nombreux auditeurs qui découvraient la structure de cette musique. En effet, sa manière de présenter les choses pouvaient être comparée à un véritable cours de musique.

Il rejoint l’association Essoundoussia d’Alger après avoir obtenu son bac. Il manifestait des prédispositions à devenir une personnalité musicale importante, malgré son jeune âge. Il connaissait la pratique de tous les instruments de musique et particulièrement le Kouitra et le Qanoun (Cithare). Il devient ensuite professeur de Kouitra au sein de l'association qui l'a formé, ainsi qu’à El Djennadia de Boufarik.

En mai 2002, il fit ses premiers pas à Radio El Bahdja aux côtés du musicologue Nasreddine Baghdadi (élève de Reinette l'Oranaise) qui l'avait intégré dans son service des archives de la Radio algérienne. Tarek est remarqué pour son immense travail de recensement et d’archivage et apportait des corrections scientifiques exhaustives.

Il animait une émission intitulée « Andaloussiate » diffusées sur les ondes de la Radio nationale algérienne Chaîne 1 ; les samedi d’abord, puis les mardi de 20h à 22h. Artiste accompli, il accompagnait les enregistrements et participait aux concerts de plusieurs grandes figures musicales comme Ahmed Serri, Beihdja Rahal, Lamia Maâdini...

Le 31 août 2003, l'émission du mardi qu'il animait « Andaloussiate » annonce la disparition de Tarik Hamouche d'un choc anaphylactique. Il venait d'être inhumé le jour même dans la cité qui l'a vu naître Tipaza.

Nasreddine Baghdadi se souviendra de lui en ces termes : « Tarek était un être humain angélique, sociable et très généreux.. ». Et la plus belle caution posthume viendra du maestro Sami El Maghribi : « C’est un frère que je viens de perdre. Je savourais son style et sa sensibilité... » ou encore «Immense est mon chagrin devant le malheur qui nous frappe en la disparition de notre très cher Tarik, enlevé si jeune à notre affection et au noble art qu’il affectionnait, laissant dans l’affliction tous ceux qui ont eu le loisir de le connaître et d’apprécier son savoir-vivre et sa compétence dans l’exercice de ses fonctions», confie l’artiste et d’ajouter: «Mon grand regret est celui de n’avoir pas eu la chance de l’approcher personnellement, de lui serrer la main et de l’embrasser tel un frère, car c’est un frère que je viens de perdre, bien que je ne l’ai connu qu’à travers une abondante correspondance dont je savourais le style et la sensibilité et que je garderai précieusement jusqu’à la fin de mes jours. Ma pensée va aujourd’hui vers sa pauvre maman dont je partage le chagrin de ce deuil cruel qu’elle vient de subir. Allah yaâtiha essabr. Il ne me reste plus de mots pour exprimer ma consternation devant ce malheur et ma tristesse demeurera longtemps en mon cœur».

En 2006, l'association "Essendoussia" auquel il appartenait lui rend un vibrant hommage en la salle El Mouggar (Alger). Des vidéo sont à cet effet en ligne sur Dailymotions lors de la représentation de l'association Es'soundoussia au Festival andalou à Tlemcen : Un neqlab raml maya"ya badi3 el djamali wa el maâna".

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